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Nécessité d'une telle œuvre

Premiers résultats

Le point de vue et l'approche stratégique de la CIMI semblent confirmés dans leur justesse par les premiers résultats réalisés en deux années d'activité.

Depuis sa création en janvier 2003, la CIMI a en effet réalisé environ 10’000 consultations par année (thérapies familiales, thérapies de couple, thérapies individuelles, thérapies de groupe, réunions de réseau), et plus de 60 expertises). Ce chiffre est un indice significatif de l'importance de la demande et des besoins. La CIMI a été littéralement « prise d'assaut » par les familles comme par les institutions concernées. Elle a reçu en cinq ans plus de 1000 familles dans ses locaux et ouvert plus de 3'000 dossiers médicaux individuels (dérivant de ces familles).

La source des demandes de consultations provient des familles elles-mêmes, pour près de la moitié des cas, l'autre moitié étant référée par les médecins en pratique privée, les institutions médicales et universitaires, les hôpitaux et services de pédiatrie ou psychiatrie, le Service de protection de la Jeunesse, les tribunaux, l'Office du tuteur général, les homes d'accueil, les associations d'entraide, etc.

Des expertises psychiatriques sont régulièrement demandées à la CIMI par les tribunaux, sur le plan civil comme sur le plan pénal, le plus souvent pour des questions de droit de garde ou d'autorité parentale, ou de crédibilité lors d'allégations de violences domestiques (sexuelles, psychologiques, physiques, carentielles). Face à l'importance croissante de ces demandes, une cellule d'expertise a été créée à la CIMI, sous la direction des cadres de la CIMI et la coordination par M. Eric Francescotti, psychocriminologue.

Enfin, la nécessité d'un soutien plus actif exigé par des familles particulièrement mal en point sur le plan psychologique ou existentiel, a incité les cadres de la CIMI a mettre en place une équipe de visites à domicile, dirigée par Mme Gladys Delessert, avec la collaboration de deux psychologues et d'une pré-stagiaire, sous la supervision des cadres de la CIMI.

Nécessité de poursuivre une telle œuvre dans le paysage social actuel

Les violences domestiques sont aujourd'hui répandues et identifiables dans toutes les couches sociales. La maltraitance des enfants constitue un grave phénomène de société identifié par toutes les nations contemporaines, y compris la Suisse. A cela s'ajoute la maltraitance sur les personnes âgées, phénomène largement sous-estimé ; enfin, les violences conjugales, mieux connues, les violences sur les membres handicapés, et celles sur les animaux domestiques (voir sous Maltraitance, Statistiques).

Les conséquences des mauvais traitements à l'intérieur d'une famille ne sont pas seulement sociales et professionnelles. Leur impact traumatique sur le plan physique et psychologique a été largement étudié, et il est avéré aujourd'hui que ces mauvais traitements jouent un rôle causal dans les échecs scolaires, les troubles psychiques ou du comportement des enfants, dans les abus médicamenteux, la toxicomanie, l'alcoolisme, dans la délinquance et la prostitution, dans les troubles sexuels, les troubles psychoaffectifs, les troubles de la personnalité, le suicide, la transmission intergénérationnelle des comportements abusifs.

Le fait est troublant que le milieu familial occupe la consternante majorité du paysage des mauvais traitements infligés aux enfants (plus de 85%). Cela laisse supposer à première vue que la famille devient un « milieu à risque », que cette structure naguère si protégée se délabre (divorces, modifications structurelles des familles, difficultés économiques).

Un grand nombre de structures sociales, juridiques ou thérapeutiques ont été mises sur pied pour pallier la maltraitance (SPJ, Centre LAVI, CAN-TEAM, consultations médicales et psychiatriques, offices médico-pédagogiques, services pour adolescents, hôpitaux de jour, associations contre la maltraitance, homes d'accueil et pensions, familles d'accueil, services d'accompagnement à domicile, action éducative en milieu ouvert, etc.). Ces diverses structures sont compétentes pour venir en aide à l'enfant maltraité, à la rigueur aux épouses et mères maltraitées, et dans de rares cas aux époux et pères violents. Cependant, elles sont mal coordonnées entre elles et ne coopèrent pas comme il le faudrait pour être suffisamment efficaces et préventives. En outre, aucune structure actuelle hormis la CIMI n'est spécialisée à la fois en approche systémique (domaine de la famille considérée globalement) et dans la maltraitance en même temps (qui constitue en soi une spécialité). Ce défaut est du reste souligné par un grand nombre de professionnels.

La plupart des travaux consacrés à la maltraitance intra-familiale montrent en effet que l'évaluation de ces familles et les soins qu'elles nécessitent doivent prendre en compte l'ensemble des membres, et pas seulement une partie du système, pour obtenir des résultats fiables et éviter les récidives. Il s'agit notamment d'examiner les membres de la famille non pas séparément seulement, mais in praesentia aussi, en confrontant les membres les uns aux autres (tout en prenant les précautions d'usage envers les membres les plus vulnérables). Cette règle est autant valable pour l'établissement d'une expertise que pour une thérapie destinée à changer les relations familiales. Malheureusement, la plupart des structures médico-psychologiques actuelles procèdent en examinant les membres de la famille séparément ou en instituant des traitements individuels séparés.

Une approche systémique de la maltraitance est non seulement très pertinente, mais indispensable à long terme pour la prévention, selon de nombreuses études contemporaines. Enfin, elle est moins onéreuse pour la société que l'approche individuelle, qui fragmente ses prestations et n'apporte pas la même qualité de prévention à moyen et long terme.

17.12.2007

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