En bref

Cette énigme, ni tu ne la connais, ni moi.
Derrière le rideau, on parle de toi et de moi.
Quand le rideau se lèvera, tu verras que nous ne savions rien, ni toi ni moi.

Omar Khayyam (Roubayate 126)

Né en 1946 à Beyrouth, d’un père négociant en import-export et maronite, et d’une mère assyro-chaldéenne. Grand-père maternel professeur de littérature française au lycée français d’Antioche, en Turquie. Une sœur aînée, Gemma, et un frère cadet, Gilbert, devenus tous deux écrivains.

Enfance au Proche-Orient. Alors qu’il a quatre ans, sa famille déménage en Iran, d’abord à Khorramshahr, ville jumelée à Abadan dans le Golfe Persique, puis à Téhéran, avec de fréquents retours au Liban et en Turquie (Antioche, Mersine, Adana, Istanbul). Il fait sa scolarité primaire au collège Saint-Louis de Téhéran, tenu par les pères lazaristes français.

Dès l’âge de treize ans, envoyé à Lausanne, au collège Champittet, tenu par les chanoines du Grand Saint-Bernard, en section littéraire latin/anglais. Fasciné par la littérature et la poésie médiévales, il se nourrit aussi de Montaigne et de Rabelais. Dans ce contexte s’élabore sa double vocation littéraire et médicale. Premiers écrits, non publiés.

Etudes de médecine à la faculté de Lausanne, tout en suivant en auditeur des cours de linguistique et de littérature à la faculté de Lettres. Se destine à la médecine générale, à l’exemple de quelques auteurs qu’il affectionne : Tchékhov, Boulgakov, Céline.

Après des stages cliniques en médecine, en obstétrique et en chirurgie, il va pourtant se spécialiser en psychiatrie et psychothérapie, touché par la condition des schizophrènes et de leurs familles. Il travaille à l’hôpital universitaire de Cery pendant près de dix-sept ans, avant d’exercer sa profession en pratique libérale.

Suite à un premier séjour aux USA sur les traces de Bateson en Californie et de Boszormenyi-Nagy à Philadelphie, il accomplit un cursus académique d’enseignant en thérapie systémique et en hypnose aux universités de Lausanne, de Genève, de Paris VI et Paris VIII. Il publie de nombreux articles, essais et ouvrages en ces domaines et donne des conférences en Europe, aux USA, en Chine. Un de ses essais, Le combat thérapeutique, paru chez Armand Colin, ouvre des perspectives nouvelles sur le paradoxe du concept d’alliance conflictuelle.

Parallèlement à son parcours médical et académique, il écrit régulièrement, publie quelques nouvelles à la revue Minuit et dans divers autres revues, de même que diverses pantalonnades dans une revue de pataphysique (Centre de Recherches Périphériscopiques). Il travaille à un roman non publié, tient pendant cinq années une chronique au Nouveau Quotidien à Lausanne et Genève, sous un pseudonyme.

Il a la bougeotte du voyage, fait de fréquents séjours en France, en Italie, en Orient, aux Etats-Unis, en Chine. Dans ce dernier pays, il est guide accompagnateur de groupes pour une dizaine de voyages culturels. Attaché à la Chine depuis 1988, il étudie le mandarin à l’Université de Genève, passe une demi-licence, lit beaucoup Segalen et Lu Xun (tous deux médecins et écrivains), mais aussi Qian Zhongshu, Yang Jiang, Lao She, Billeter. Il tient de nombreux carnets de voyage et consacre un essai à l’esprit nomade (en cours d’achèvement).

Il est père d’un fils musicien, Antoine, et d’une fille collagiste, Nora. Il séjourne entre Lausanne et le Valais, exerce la psychothérapie et enseigne à temps partiel.

Sources pour ses publications : www.gerardsalem.com et Wikipedia.